Shiatsu 指 圧

méridiens shiatsuShi : les doigts – Atsu : presser, appuyer

C’est une méthode simple et naturelle qui consiste à appliquer des pressions sur tout le corps afin de le défatiguer. Ces pressions ou appuis des pouces, mains, coudes, genoux stimulent la circulation du Ki (force vitale).

Le Shiatsu est une discipline de thérapie manuelle japonaise séculaire s’exerçant surtout dans le domaine de la prévention et du bien-être.

Le ministère japonais de la Santé a reconnu officiellement le Shiatsu comme médecine à part entière en 1955. La définition que donne le gouvernement japonais est la suivante :

« Le Shiatsu est un traitement qui utilise les pouces et les paumes des mains pour faire pression en certains points du corps humain afin de corriger ses irrégularités et de conserver ou d’améliorer sa santé. »

Shiatsu est une appellation moderne pour exprimer la notion de thérapie manuelle « Te a Te », mais la notion d’An Kyo est l’idée fondatrice dans la pratique du style Iokai, ou devrait être l’idée principale de presque toutes les thérapies manuelles à savoir une sorte d’intention semblable à l’affection maternelle par le biais de la main (instinctivement tous les jours on frotte là où on se cogne ou pour apaiser quelqu’un qui pleure…).

Pour le Shiatsu Iokai, il existe trois principes pour pratiquer correctement :

  • Pression stable
  • Pression perpendiculaire
  • Pression émanant du Hara

source: Iokai Shiatsu France – www.iokaishiatsufrance.fr

Il existe différents niveaux d’action possible, l’efficacité du Shiatsu s’inscrivant dans un cadre dépendant surtout de la compétence du praticien, mais aussi de celui qui reçoit dans une certaine mesure.

Parmi ces niveaux d’action, on peut citer :

  • la relaxation physique et mentale du jusha (le jusha est celui qui reçoit le shiatsu).
  • la mise en avant, sans jugement de valeur, de certaines problématiques concernant le mode de vie du jusha (alimentation, sommeil, stress…).
  • le travail sur la circulation du Ki dans les méridiens, selon l’appréciation du shiatsushi (le praticien), dans une logique de prévention
  • un traitement suivi à plus ou moins long terme peut déboucher sur une nette amélioration, voire une résolution durable de la problématique envisagée ; attention il ne s’agit pas ici d’affirmer que le shiatsu peut tout guérir bien évidemment.
  • une complémentarité avec des soins médicaux, dans le cadre du bien-être de la personne tant sur le plan physique que mental.

Le Parlement Européen considère le Shiatsu comme étant l’une des huit médecines non conventionnelles les plus efficaces. (Rapport Collins-Lannoye du 29/05/1997- Bruxelles). Vous pourrez trouver plus d’information sur ce rapport en suivant ce lien : http://www.medecines-douces.com/impatient/267mai00/nonconvent.htm.

Pour finir…

Le Shiatsu établit un « dialogue » entre le shiatsushi et le jusha, et nécessite de ce fait une communication adaptée afin d’en accroître l’efficacité. L’automatisme dans cette pratique n’est donc pas de mise ; toutefois au cours de l’apprentissage un travail de répétition et de correction des gestes permet à terme de développer un outil fiable lié à une sensibilité de perception. Le shiatsushi doit donc savoir se rendre disponible pour une écoute juste et une bonne appréhension du jusha.
Les différents niveaux d’action présentés ci-dessus ne sont jamais vraiment indépendants les uns des autres, pas plus qu’ils ne sont organisés selon une hiérarchie croissante d’efficacité au sens strict . En d’autres termes, la relaxation est rarement suffisante, mais constitue un outil de base fondamental pour pouvoir travailler de manière plus fine, sur les méridiens. La relaxation est une phase nécessaire pour calmer l’agitation, éviter la confusion de perception énergétique et globale du jusha. Ainsi le shiatsu des méridiens sans relaxation préalable ne saurait être véritablement efficace dans la plupart des cas.