Masunaga Senseï & le Iokai Shiatsu

Voici une présentation succincte de Shizuto Masunaga Senseï, fondateur du Iokai ShiAtsu,

vous pourrez également visionner les 4 Katas de cette école unique réalisés par Masunaga,

masunaga sensei
Né en 1925, il vit à Kyoto avec sa famille à partir de 1930. Sa mère, très impressionnée par les effets thérapeutiques du Shiatsu, invite les plus grands maîtres du moment notamment Tenkeï Tamaï qui partage leur vie durant les stages. Dès l’âge de treize ans, Masunaga est donc initié aux différentes techniques du Shiatsu. En 1949, il est diplômé de psychologie et poursuit ses études de thérapeute. En 1959, il est chargé de cours de psychologie clinique à l’Académie Japonaise de Shiatsu. Il fonde le IOKAÏ en 1960, il ouvre l’institut IOKAÏ à Tokyo huit ans plus tard. Jusqu’à sa disparition en 1981, il enseignera le shiatsu des méridiens basé sur sa propre théorie et son expérience clinique non seulement au Japon mais également à l’étranger (Hong-Kong, Corée, Canada, USA, Europe).

Son innovation majeure aura été, partant des textes anciens, de redécouvrir, au travers de son expérience clinique, le parcours de chacun des douze méridiens dans l’intégralité du corps et d’étendre à l’intégralité de ces parcours la pratique du Shiatsu, afin d’en parfaire la technique et d’en accroître l’efficacité.
(source ISF)

Masunaga sensei a écrit de nombreux articles dans les revues médicales japonaises, et aussi quelques livres concernant le Shiatsu. Voici un lien, récapitulant la liste de ces livres vers la page du site de l’éditeur en France: Editions Trédaniel

Un document unique… en 4 vidéos, issu de la chaîne de YotsumeDojo sur YouTube, Masunaga pratique les 4 Katas lors d’un cours dans les années 70-80 :

attention ça va vite et il ne s’agit pas de pratiquer à ce niveau en quelques cours, mais bien après des années d’exercice !!!

L’objectif de « Iokaï »
par Shizuto Masunaga en octobre 1960, date de la création de “Iokai”

Dans l’”Ekottarâgama”, quatrième partie des “Agama-Sûtra” (1), le Bouddha enseigne que le “Roi” – “O” – de la “médecine” – “I” -, est celui qui : connaît bien les maladies, en connaît les causes, s’emploie à les soigner, connaît bien les traitements appropriés et les met en pratique, pour faire en sorte qu’elles ne reviennent pas. De nos jours mêmes, ce que recherchent les malades, ce n’est pas quelqu’un qui s’adonne à la recherche médicale, mais un tel “Roi” – “O” – de la médecine.
Pour répondre à cette attente, et même si le chemin est long pour y parvenir, un certain nombre d’entre nous, praticiens de shiatsu, qui avons pour idéal de devenir de tels “rois de la médecine”, qui développons une technique de “diagnostic-traitement simultané” et souhaitons mettre en œuvre une thérapeutique médicale qui soit dans le respect du Ciel et de la Terre et soit pour l’homme un support de paix, nous sommes réunis et avons créé “Iôkai” (Kaï : association).
En tant que membres de cette association, nous allons, dans ce but, faire de celle-ci un lieu d’échange de nos points de vue et de confrontation de nos expériences pour travailler à une mise au point aussi parfaite que possible de la technique. Ainsi, afin de “soigner et d’apporter le réconfort” – “I”- (2), allons-nous, tous ensemble, nous appliquer à la voie du shiatsu. De cette signification et de ces objectifs de Iôkai, nous avons fait la devise même de ses membres.

(I) Les “Agama-Sûtras”, texte canonique du Hinayana (“Petit Véhicule” du Bouddhisme), sont présentés en quatre parties: le “Dîrghâgama” (Agama long”) traitant de cosmogonie, le “Madhyamâgama” (Agama moyen”) traitant de métaphysique, le “Samyuktâgama” consacré à la concentration extatique et l’”Ekottarâgama” (“Zo-Agon” en japonais), traitant de sujets variés. (Source : “Dictionnaire de la civilisation indienne” – Laffont).

(2) Il nous paraît intéressant de souligner ici l’homophonie (“I”) de 2 lettres japonaises signifiant respectivement : “médecine” et “soigner et réconforter” et la complémentarité de sens incluse dans celle-ci, qui, reprise par M. Masunaga pour en faire la devise de “Iôkai”, traduit de façon particulièrement éclairante l’idéal humain (de “Jinjutsu”) qui était le sien dans sa pratique du Shiatsu.

source site ISA

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